Le Sahara en vélo pliant, quand « l’encre du bitume nervure l’horizon »,

puis « quand se reposent les fesses s’éveille la liesse » (vieil adage de cycliste !)

http://ragg.over-blog.com/album-1398743.html

Comme il l’explique :

Non je n’étais pas accompagné même si en Mauritanie j’ai rencontré un Espagnol du nom de Darwin (!) avec lequel j’ai roulé quelques jours. Parti pour traverser l’Afrique avec son vélo de randonnée qu’il avait surnommé Piti (!) il a été hospitalisé au Mali pour des crises sévères de paludisme (qu’il avait contracté en Guinée) puis s’est fait renversé lorsqu’il a repris la route et fut donc obligé de rentrer en Espagne. A deux reprises l’eau est venue à manquer « dangereusement ». Une fois au Maroc car je m’étais fié à la carte routière Michelin qui indiquait une unique piste mais en réalité des dizaines de pistes se diviser à l’infini. Je me suis égaré quelques jours puis j’ai remonté un cours d’eau qui semblait couper la route 50 kms en amont et je suis effectivement tombé dessus et à 5 kms de la nationale un membre de la famille du roi m’a accueilli, hydraté et généreusement nourri ! La seconde fois cela s’est passé en Mauritanie sur une étape de 220 kms environ (la plus longue du voyage) où j’ai dû essuyé 2 crevaisons et un pneu déchiré. Cette partie étant particulièrement « hostile » et inhabité, j’ai mendié de l’eau au peu de véhicule que j’ai croisé terminant souvent des fonds de bouteilles ! Plus tard un homme m’a jeté une bouteille pleine et tempérée de sa fenêtre et ce fut … un moment de délectation indescriptible. La plupart du temps je buvais une eau non pas chaude mais brûlante. Pour la déshydratation j’avais prévu une boisson isotonique en poudre (pour la perte des sels minéraux) et je m’accordais un verre par jour.
La taille des roues (16″) évitent qu’elles ne se voilent; Donc pas de problème mais les crevaisons (par ma faute) ont rythmé le périple. A l’arrivée à Saint Louis, la roue libre était fatiguée, écrasée par l’effort, la chaleur et le sable.
J’ai effectivement marché,assez rarement cependant,car même si le désert n’est pas plat, il n’est pas montagneux et à une côte succède une descente donc il suffisait d’anticiper la montée. J’ai plutôt marché lorsque le terrain était trop accidenté. Mais à chaque fois cela soulagé les fesses ! Et plus que tout ce sont elles qui ont souffert ! 

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et honnêtement il faut être fou pour ne pas le faire. Le récit de voyage est enrichi et anobli par une culture littéraire et humaniste et le voyage à vélo est bien un prétexte pour « être » plutôt que « d’avoir ».

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