Petits films du dimanche soir à télécharger, louer, acheter, emprunter (voler c’est pas beau), etc…

propres à vous rappeler ce qu’est le désert dans des régions sahariennes en ce moment pas franchement conseillées au tourisme :

A voir absolument si ce n’est déjà fait, Timbuktu (Sissako 2014).

Film voulu pour porter à la connaissance du monde ce qu’est de prendre progressivement une population entière en otage, en rappelant l’écart entre la folie des hommes et les préceptes religieux auxquels ils font référence.

La qualité superbe de l’image et de la bande son permettent d’adoucir un tant soit peu la dureté du propos.

Cette lutte contre un radicalisme imposé réveille en moi l’écho d’un autre film, même si ça n’en est pas le thème principal, La Source Des Femmes (Mihaileanu 2011)

Ce conte marocain de l’atlas, filmé par un roumain, veut montrer que rien n’est immuable si on veut se battre contre les injustices, et que l’on n’est pas obligé de se laisser imposer une nouvelle forme de servitude. En bref, voile, chaussettes et gants ne sont ni une fatalité, ni spontanément portés par celles à qui on les destine.

Enfin, je ne saurais parler de désert sans évoquer le magnifique Un homme sans l’Occident (Depardon 2002)

Film de photographe avec une image superbe et intemporelle qui aurait pu être tournée en 1930, 1950 ou maintenant,

peut-être un peu lent (mais la vraie vie n’est pas toujours trépidante), peut-être pas toujours facile à suivre, peut-être pas toujours parfaitement adapté du récit de Diego Brosset, mais Depardon a une vraie légitimité sur cette région et il vous prend par la main pour traverser les histoires de ce Sahara du début de XX° siècle.

 

allez, un petit cadeau en attendant :

This is Timbuktu, my home land,

Where the children are mourning from gloom,

This is my land, Timbuktu «the Maliba»,

The land of love,

The land of warmth,

The land of dignity,

Here is my Nation…

Why are we crying?

Why are the children crying?

Why are the young crying?

Cause of unfairness,

Cause of violence,

Fearing the future…

Here is my home

Stop crying

Cause no matter what,

Timbuktu will remain

et puis un peu de jazz marocain tant qu’on y est pour rappeler que le désert n’est forcément inculte :

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