(j’ai écrit cet article en écoutant « Welo » By Manalemosh Dibo, je vous invite à le découvrir !)

Les perches d’eucalyptus sont toujours vendues avec succès dans la ville. Si ces matériaux servent de moins en moins aux constructions de maisons (à l’exception de l’habitat informel), ils constituent un élément des chantiers actuels. En effet, les échafaudages des immeubles, des ponts en construction sont faits de bois d’eucalyptus. Quelques rares compagnies de grande ampleur utilisent des échafaudages en métal.

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Le projet urbain tel qu’il est vanté par les décideurs s’inscrit dans une quête de standards internationaux, associés à l’image d’une ville moderne. La verticalité est un symbole fort : « Réponse à la croissance urbaine mais, plus encore, symbole de richesse et de pouvoir, le gratte-ciel est un outil marketing qui, par l’image qu’il projette, continue d’incarner la ville moderne. » (Bayou, 2013). À Addis Abeba, si l’édification de gratte-ciels figure essentiellement dans les documents de planification pour l’instant, la volonté de « verticaliser » la ville est présente. Les immeubles de verre remplacent progressivement les îlots de maisonnettes décrépites. La ville projetée est faite de hauteur, de buildings et de grandes voies de communications.

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Si le foncier reste propriété étatique, l’ouverture au capitalisme a favorisé le développement d’un « bâti économique ». Les nouveaux immeubles offrent un visage très différent à la ville. Même si certains restent en phase de construction prolongée (difficulté à financer les travaux, variation des cours des matériaux), donnant à la ville une certaine impression d’inachevé, ce type de constructions envahit l’espace urbain.

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(source textes Delphine Ayerbe, « La place de l’eucalyptus à Addis Abeba », Territoire en mouvement Revue de géographie et aménagement

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