Une de ces centaines de rencontres quotidiennes au coin d’une rue (c’est vrai que je me fonds autant dans le paysage qu’une mouche dans un bol de lait !) :

« Bonjour, comment ça va ? »

« D’où tu viens ? »

« C’est la première fois en Éthiopie ? »

etc…

En ces rues peu fréquentées dans un Harar dominical (et oui, c’est la quatrième ville sainte musulmane, mais le repos hebdomadaire est le dimanche !),

j’étais peut-être plus disponible, la qualité de l’interlocuteur parlant un anglais parfait a joué aussi, et on a commencé à discuter au coin d’une rue, puis autour d’un verre.

Semir est un érudit ayant fait des études supérieures et parfaitement au fait de la marche du monde et de son pays, vues évidemment du coté éthiopien, ce qui en renforce l’intérêt.

_DSF0343

 

 

Semir a un rêve, relier la Mer Rouge à l’Atlantique par voie terrestre. Il a déjà tenté l’aventure pendant 4 semaines en bus qui l’ont mené jusqu’au Tchad, à travers des frontières ou l’argent tient seul lieu de visa.

Et puis malheureusement le visa, bien réel celui-là, du Cameroun lui a été refusé, et il a du se contenter de séjourner deux semaines à N’djamena.

Ça ne fait rien, il réfléchit déjà à la prochaine route qu’il va prendre pour mener son projet à bien.

Il vit dans la ville moderne à l’extérieur des murs, mais comme tout Harari possède un pied à terre, vieux de 3 siècles, dans la vieille ville, dont il a tenu à nous faire les honneurs.

_DSF0340

 

 

Publicités