Magie du numérique…

18 jours, 1650 images, soit environ 1700 déclenchements.

Dans les temps anciens,

ça signifiait une cinquantaine de films 135/36 à promener, à protéger de la chaleur (difficile quand le sac est sur le toit d’un bus pendant 8 heures), de la poussière qui se met sur la lèvre en velours de la cartouche et qui raye bien consciencieusement tout le film lors du rembobinage, à croiser les doigts à chaque passage de scanner d’aéroport.

Ça signifiait aussi jongler le soir avec les émulsions, soit rembobiner le film 100 iso en cours et charger un film sensible de 800 ou 1600 iso, et faire la manœuvre inverse le lendemain matin en essayant de ne pas perdre trop de vues en réinstallant le film, trembler au développement devant la multitudes d’incidents pouvant provenir soit du labo pro, soit de son propre processus, etc…

Me voilà parti avec ce petit sac,

contenant 2 boitiers, 4 objectifs du fish-eye au téléobjectif et 4 fois plus de capacité d’enregistrement d’images que je n’en ai utilisé, un smartphone et une petite lampe de poche puissante.

Principale source de surveillance, l’état des batteries. A plus de 43°c on est aux extrêmes des normes du fabricant et l’autonomie théorique n’est plus qu’un lointain souvenir. Il faut donc en prévoir un nombre suffisant et brancher le chargeur dès que disponible.

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La grande souplesse du système permet en quelques heures de passer d’images en luminosité extrême

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puis en tournant une simple molette, prendre des photos à la lueur d’une bougie en pleine nuit à 6400 iso sans problème, vérifier instantanément le résultat quand les conditions sont scabreuses,

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Et surtout la visualisation immédiate permet un réel échange avec les personnes photographiées, de montrer que leur image est traitée respectueusement. Quand la mayonnaise prend, le jeu entre les personnalités, les groupes, et l’objectif, offrent des situations et des plans qu’il faut savoir ne pas refuser avant de proposer les images que l’on veut faire.

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Cerise sur le gâteau, l’usage d’e-mail ou Facebook se répand doucement, permettant de garder un contact et d’envoyer les images ultérieurement. Je suis rentré avec un plein carnet d’adresses et autant d’envois à honorer dans les jours qui viennent.

Encore un effort et les appareils photo pourront retailler les images et les envoyer par Bluetooth sans autre formalité sur un smartphone ?

 

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