Beaucoup plus discrets, de tendres conciliabules se tiennent à l’écart de la foule bruyante. Le moussem d’Imilchil doit en effet soutenir une réputation de « Foire aux fiancés » qui, parait-il, est aujourd’hui très surfaite…

Il est pourtant dit que les hommes des basses-terres y viennent toujours chercher la belle Aït Hadiddou de leurs rêves. Mais, depuis toujours, les femmes berbères ne se marient que rarement en dehors de leur propre tribu. Seules les veuves ou les divorcées, reconnaissables à leur chapeau pointu, sont libres de choisir seules leur nouveau compagnon. Les cas ne sont pas rares car le divorce est courant dans le Haut-Atlas où les femmes Aït Hadiddou peuvent se marier une bonne douzaine de fois au cours de leur vie. En revanche, les jeunes filles, dont la mante est maintenue autour de la tête par de simples cordonnets de laine multicolore, n’ont tout juste que le droit de plaisanter avec les garçons rencontrés à la foire.

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Imilchil, Atlas marocain – 1990

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